J2S et InDesign [1] ont un point commun : nous sommes nés la même année !
En effet, Adobe édite InDesign depuis plus de 20 ans maintenant, ce qui fait quand même 10 ans de moins que le vénérable Photoshop [2]. Environ 5 ans plus tard était publiée la version serveur d’InDesign.

InDesign est un logiciel de mise en page professionnel devenu, en quelques années, leader sur le marché. Il est principalement utilisé par les créatifs pour fabriquer tout type de documents, généralement visuellement attractifs, tout en respectant les normes — très contraignantes — liées au monde de l’impression.

Mais InDesign Serveur, quésaco ? En une phrase : c’est exactement le même logiciel, mais dépourvu de toutes les interfaces utilisateurs. Mais comment s’en sert-on me demanderez-vous alors ? Et bien, Adobe a ajouté le moyen de piloter InDesign Serveur de l’extérieur.

Mais avant de continuer, petit retour en arrière : chez J2S, nous pouvions piloter InDesign de l’extérieur bien avant que la version serveur ne sorte. C’est la fonction du plug-in que nous appelons J2S Net Toolbox. Et ce plug-in est toujours employé sur nos serveurs (avec quelques améliorations depuis 😉 ) !

OK, mais à quoi InDesign Serveur sert-il ? InDesign utilisé en mode serveur permet d’être automatisé massivement ! Ainsi, son superbe moteur de composition peut continuer à être utilisé tout en garantissant ainsi exactement la même qualité que si le travail avait été effectué manuellement.

Prenons un exemple : vous êtes connecté à notre solution Simple Workspace et êtes en train d’éditer une fiche dans l’application Simple MOM (Cette application permet de voir en temps réel la prévisualisation de la fiche mise en page automatiquement avec InDesign). Vous modifiez un champ, immédiatement, la prévisualisation est mise à jour.

Que s’est-il passé ?

  1. Suite à la mise à jour de l’utilisateur, le navigateur demande au serveur Simple Workspace auquel il est connecté de fabriquer la prévisualisation.
  2. Le serveur demande à InDesign Serveur de fabriquer la mise en page de la fiche et d’exporter le résultat au format JPEG.
  3. InDesign Serveur effectue les tâches demandées et renvoie le résultat [3].
  4. Le serveur renvoie le JPEG au navigateur qui l’affiche.
    Et voilà !

Le modèle économique d’Adobe InDesign Serveur

Même si cette version d’InDesign est dédiée aux serveurs, le logiciel est monotâche. Autrement dit, si un utilisateur demande à InDesign Serveur d’effectuer une tâche, un autre utilisateur devra attendre la fin de cette opération pour être servi.
Pour pallier cela, Adobe ne commercialise plus que la version multi-instances d’InDesign Serveur. L’astuce est simple : cette licence permet d’exécuter plusieurs fois le logiciel pour répondre donc simultanément à autant d’utilisateurs que d’instances lancées.

Déterminer si InDesign Serveur ne sera employé qu’au sein de l’entreprise [4] ou si des utilisateurs externes l’utiliseront est désormais le seul critère de prix. Dans le premier cas, Adobe propose la version « Limited » et dans l’autre, il est nécessaire de souscrire à la version « Premium ». Dans les deux cas, il s’agit d’un abonnement annuel.

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1. Voir l’article consacré à InDesign sur Wikipédia.

2. Voir l’article consacré à Photoshop sur Wikipédia. À propos de Photoshop, pour les geeks, regardez cet interview d’un ingénieur Adobe qui travaille sur ce logiciel depuis 23 ans…

3. Un autre plug-in de J2S est employé pour générer la mise en page à partir des données et d’un modèle ; il s’agit de J2SLayoutToolbox.

4. Adobe dit que le logiciel doit être utilisé à l’intérieur du « firewall » de l’entreprise.

Jean-Yves Jourdain,
Cofondateur de J2S