Avec ou sans DAM ?

Sans solution DAM, les assets sont rangés dans un volume disque, une hiérarchie de dossiers, et il faut naviguer dans l’arbre pour les retrouver. Pour un usage personnel sur son disque local, cela suffit. Lire la suite…

Il est important de rappeler le fait qu’une solution DAM s’adresse aux fichiers et qu’on parle d’asset pour désigner les fichiers qui représentent des actifs, c’est à dire une valeur pour l’entreprise. Un petit groupe d’utilisateurs “disciplinés” peut également utiliser un volume disque réseau qui partage en temps réel les répertoires et fichiers ou un dossier partagé (Dropbox, Google Drive …) qui synchronise un dossier local avec un dossier distant partagé entre différents utilisateurs.

Une petite explication des différences, qui sont notables. D’une manière générale, les deux approches n’offrent guère plus de services qu’un système de fichier classique ; une exception, la sauvegarde des versions de fichiers, proposée par certains avec le partage de dossiers.

DAM : Volume disque réseau

La plupart des DAM n’apportent aucun des services décrits ci-dessus. C’est typiquement le cas de nombreuses solutions web qui ne permettent que l’upload ou le download/streaming. Conséquence, ces solutions n’apportent que peu aux utilisateurs durant la phase de production des fichiers (maquettistes, vidéo…). Elles récupèrent le résultat de leur travail pour le diffuser.

A notre connaissance, il existe peu de solutions qui gèrent des volumes partagés. Celles qui existent proposent parfois des outils qui permettent de lier les fichiers par leur ID unique, plutôt que par leur path (chemin d’accès), permettant ainsi de réorganiser l’arbre des dossiers (renommer, déplacer) sans pour autant casser les liens internes que les fichiers entretiennent entre eux, mais cela demande une adaptation de ces logiciels (plug-ins, extensions).

Arrivent cependant sur le marché des nouvelles solutions qui intègrent une gestion de dossiers partagés “intelligente”, permettant ainsi de gérer confortablement un volume “illimité” de fichiers.

Tout cela étant posé, restent les fonctionnalités qu’un DAM peut apporter, qui favorisent en général la diffusion de l’information :

DAM

Peu de DAM exposent l’ensemble des fonctionnalités. D’un autre coté, tous les usages ne requièrent pas toutes les fonctionnalités.

Autre point, nous avons ici mis de côté les aspects techniques sous-jacents à l’infrastructure, qui peut jouer un rôle important dans la capacité du DAM à délivrer de manière continue ses promesses. De même, nous n’avons guère parlé des interfaces ; HTML5 ou applications dédiées ? Look & feel ? Simplicité, ergonomie ? API ? Web services ? Enfin, certains DAM sont open source, d’autres non.

En conclusion, nous distinguerons pour le moment deux usages principaux.

     a. Solutions DAM qui aident les utilisateurs durant la production des asset.

     b. Solutions DAM qui accueillent, sécurisent et publient des assets.

Nous reviendrons sur ces aspects, pour examiner plus en détail différents usages.

 

En attendant, des cours comme celui proposé par DAM Foundation foisonnent sur Internet afin d’offrir aux professionnels une éducation certifiée dans le domaine du DAM.

 


Auteur :

David Lantier, consultant J2S