Livres imprimés et numériques dans l’enseignement
La lecture de livres numériques poursuit sa progression en France1. Selon le Baromètre 2024 des usages du livre publié par le Syndicat national de l’édition (SNE), environ 12 millions de Français ont lu au moins un livre numérique en 2023, soit près d’un Français sur cinq âgé de plus de 15 ans. Les formats numériques coexistent désormais avec le livre imprimé dans les pratiques de lecture.
De leur côté, les étudiants continuent de marquer leur attachement au livre imprimé. Une étude de 2018 montrait que les étudiants qui utilisaient une tablette pour la lecture étaient minoritaires2. Les études récentes montrent que si les pratiques de lecture se diversifient (papier, numérique, audio), le papier reste le support privilégié pour la lecture longue et l’étude. Selon le Baromètre 2024 des usages du livre (SNE / SOFIA / SGDL), le livre imprimé demeure largement majoritaire dans les pratiques de lecture en France, même chez les publics les plus jeunes. Les différents supports apparaissent aujourd’hui davantage comme complémentaires que concurrents.
Le numérique a ses avantages notamment sur « l’engagement actif » nécessaire à l’apprentissage3 : les exercices comme les quiz avec réponses immédiates peuvent aider l’étudiant comme l’enseignant.
Il ne s’agit plus d’opposer les deux supports, mais de considérer qu’ils se complètent l’un l’autre. Certains éditeurs du monde de l’éducation nous ont demandé d’assurer un continuum Print-Digital pour que les enseignants puissent amener les lecteurs au contenu concerné indépendamment du support utilisé.
Les enjeux des éditeurs face à la production multicanale
La transformation numérique est un enjeu majeur pour les éditeurs de livres dans l’éducation qui doivent concilier plusieurs objectifs :
- Générer du chiffre d’affaires, toujours majoritairement liés à la vente de livres imprimés ;
- Faire évoluer l’offre pour répondre aux attentes croissantes de supports numériques ;
- Maintenir les marges en optimisant les processus de production éditoriale.
La capacité à produire simultanément livre imprimé, ebook et contenus digitaux est désormais un facteur clé de compétitivité.
Digital first : produire livres imprimés et livres numériques à partir d’un même contenu
J2S aide les éditeurs à mettre en place une approche Digital First, une véritable stratégie multicanale qui consiste à générer différents supports à partir d’un même contenu numérique.
C’est ce que nous avons réalisé avec notre partenaire Gutenberg Technology pour des éditeurs tels que Cengage Learning, Vista Learning, Pivot Point, etc.
La promesse du Digital First est claire : réduire fortement les délais de publication des ouvrages imprimés et numériques.
Avec un mode de production traditionnel, qui traite séquentiellement le print puis le numérique, la publication d’un ouvrage peut prendre environ 17 mois.
Avec une approche Digital First et une automatisation de la mise en page de livres numériques, ce délai peut être réduit de moitié.
Automatiser la mise en page d’un livre numérique et imprimé
En ce qui concerne le Print, le levier principal pour optimiser la production consiste à automatiser le plus possible la mise en page du contenu de façon à permettre à l’éditeur, voire à l’auteur, de visualiser le résultat de son travail sans solliciter systématiquement l’atelier de composition. Ainsi, le travail de composition démarre lorsque les contenus sont validés, ce qui permet de réduire au maximum les échanges de PDF envoyés par mail.
Cette automatisation de la mise en page éditoriale s’appuie généralement sur :
- des contenus structurés ;
- des métadonnées éditoriales ;
- des règles de composition intégrées dans InDesign ;
- une génération automatisée des documents.
Livres illustrés et automatisation de la mise en page
Automatiser la mise en page de livres illustrés dans InDesign ? Impossible pensent encore souvent nos interlocuteurs avant que l’on en donne la preuve !
Tout part des méta-données : lorsque les contenus sont correctement formalisés dans le système de gestion de contenu (ce qui est aussi nécessaire pour produire des ebooks conformes avec la norme EPUB), auteurs et rédacteurs fournissent, sans en avoir conscience, les informations nécessaires pour déclencher la bonne mise en page.

Interface de saisie de la solution MEF de notre partenaire Gutenberg Technology.
Selon la charte éditoriale, c’est la présence dans le flux de données d’une catégorie de contenu qui déclenche le pilotage de la mise en page dans le document InDesign. Ainsi, le flux de texte principal peut être interrompu par :
- un encadré ;
- une image avec légende et crédit ;
- une définition ;
- un bloc pédagogique.
Par exemple, une définition créée lors de la saisie dans un système d’authoring comme MEF4 peut être automatiquement positionnée à côté du terme défini, dans la marge du document InDesign généré.

La magie repose sur notre savoir-faire et notre technologie5, qui permettent de produire automatiquement des documents complexes à partir d’un même contenu structuré.
Automatiser la mise en page : bien au-delà du livre numérique
Si l’automatisation de la mise en page de livres numériques constitue aujourd’hui un levier majeur pour les éditeurs, ces technologies s’appliquent en réalité à de nombreux autres types de publications.
Les mêmes principes permettent également d’automatiser la production de :
- magazines ;
- brochures éditoriales ;
- catalogues de formations ;
- rapports et publications institutionnelles ;
- contenus pédagogiques multicanaux.
À partir d’un contenu structuré et de règles de composition, il devient possible de générer automatiquement plusieurs formats de publication, tout en conservant une cohérence éditoriale et graphique.
Cette approche permet aux éditeurs et aux organisations de produire plus rapidement, sur plus de supports et avec des coûts de production maîtrisés.
Si vous aussi, vous souhaitez automatiser la mise à page de vos contenus à partir votre système d’information, n’hésitez pas à nous contacter , nous serons ravis d’échanger !
FAQ – Automatisation de la mise en page de livres numériques
Qu’est-ce que l’automatisation de la mise en page d’un livre numérique ?
Il s’agit d’un processus qui permet de générer automatiquement la mise en page d’un livre à partir de contenus structurés et de règles de composition. Cette automatisation permet de produire simultanément versions imprimées et numériques.
Quels sont les avantages pour les éditeurs d’automatiser la mise en page de livre numérique ?
Les principaux bénéfices sont :
- réduction des délais de production ;
- diminution des coûts de composition ;
- cohérence entre les versions print et numériques ;
- capacité à publier sur plusieurs canaux.
Peut-on automatiser la mise en page de livres illustrés ?
Oui. Grâce aux métadonnées et aux règles de composition, il est possible de gérer des éléments complexes comme les images, encadrés, légendes ou contenus pédagogiques.
L’automatisation de la mise en page fonctionne-t-elle uniquement pour les livres ?
Non. Les mêmes technologies peuvent être utilisées pour produire des magazines, brochures, catalogues, rapports ou tout document long nécessitant une mise en page structurée.
Syndicat National de l’Édition, Livres imprimés, numériques et audio, Baromètre 2024 des usages d’achat et de lecture des livres imprimés, numériques et audio. ↩︎
Florence Thiault, Pratiques de lecture sur tablettes numériques en contexte de formation supérieure, 2018. ↩︎
Stanislas Dehaene, les grands principes de l’apprentissage, 2012. ↩︎
MEF est la solution « d’Authoring » de notre partenaire Gutenberg Technology qui permet de saisir et éditer les contenus qui seront publiés. ↩︎
Les principes de génération automatique évoqués dans nos articles s’appliquent également dans le contexte du livre. ↩︎




