Les groupes de presse ont bien compris que leurs titres sont avant tout des marques. “Développer les marques” est ainsi l’un des 3 axes majeurs de la stratégie [1] de Prisma Media, l’un des mastodontes de la presse magazine en France.

Comme toutes marques, l’enjeu est d’être, le plus possible, présent dans les esprits de leurs lecteurs ou devrais-je dire “cible”, notamment pour attirer les annonceurs.

Cela explique les investissements réalisés pour alimenter les différents canaux de diffusion. Le contenu d’un magazine comme Le Point est proposé sur le papier, dans une application pour smartphones et autres tablettes, ainsi relayé sur les réseaux sociaux Twitter, Facebook, YouTube, etc. [2]

Du “Print only” au “digital first”

Même si les chiffres de diffusion à travers les apps ont rarement été une source de revenus suffisante pour endiguer le recul de la diffusion des versions imprimées, l’arrivée de l’iPad a été une étape majeure de la transformation numérique des rédactions, avec ses espoirs (nouvelles possibilités) et ses craintes (charge supplémentaire sur les équipes).

Jusqu’alors séparées, les équipes de rédaction du web et du Print ont progressivement fusionné. Un rédacteur doit désormais rédiger pour l’ensemble des canaux de diffusion. Le fond n’étant pas toujours facile à dissocier de la forme, les écrans ont vu les champs de saisie se multiplier pour prendre en compte les spécificités de chaque canal.

En pratique, il est fréquent que, sous une forte contrainte de temps, les rédacteurs se contentent du plus grand dénominateur commun, à savoir la version destinée au Print.

Les modifications de contenu dans des flux omnicanaux

Lorsque le Print prime sur la diffusion digitale, le flux de montage d’un magazine est relativement simple (même s’il représente un challenge en termes d’industrialisation) : les contenus rédigés sont mis en page par les maquettistes, les secrétaires de rédaction éditent le contenu dans les maquettes et lorsque le PDF final est envoyé à l’imprimeur, des copier-coller peuvent alors être effectués pour la diffusion sur le web.

Lorsque la situation est inversée, c’est-à-dire lorsqu’un sujet doit être publié sur le web avant d’être repris par le Print qui va à nouveau enrichir la version web, le flux de fabrication est à nouveau bouleversé. Le challenge est essentiellement lié aux remontées des modifications effectuées dans les maquettes vers le web.

Chez J2S, nous préconisons de revoir le flux de façon globale en considérant que c’est au CMS (ex. Adobe Experience Manager) de gérer les contenus, y compris les modifications de dernières minutes et de s’appuyer sur des flux de mise à jour automatisés des pages InDesign pour la partie Print et d’autres flux pour alimenter le web et les autres canaux.

Un magazine comporte toujours des pages qui se prêtent bien à une automatisation quasi-100%. Dans ce cas, une modification des contenus dans le CMS peut être automatiquement prise en compte dans les pages. Pour les pages plus créatives, c’est le maquettiste qui déclenchera la mise à jour avant d’intervenir si besoin sur la maquette.

Pour optimiser le flux de production, il faudra s’interroger sur la nature et l’importance des modifications de dernières minutes que le maquettiste continuera d’effectuer en dehors du CMS avant l’envoi des fichiers à l’imprimeur. Est-ce que toutes les modifications de texte doivent nécessairement remonter dans le CMS ? Faut-il des flux industriels extrêmement complexes à mettre en place pour gérer ces cas ?

Il nous semble que l’approche proposée, basée sur une plus forte centralisation de la gestion du contenu, a le mérite de remettre le Print à sa place, c’est-à-dire non plus comme une exception, mais comme un canal de diffusion comme un autre ; c’est typiquement ce que Simple Workspace propose.

 

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Si vous souhaitez découvrir comment notre solution peut vous aider à mettre en place un flux “digital first”, n’hésitez pas à nous contacter ! Nous serons ravis d’échanger avec vous.

Richard Loubéjac,
Cofondateur de J2S