En s’intéressant au fonctionnement schématique d’une usine de production, il est frappant de voir le parallèle avec un portail de production digital : il s’agit essentiellement de gérer des flux entrants, de piloter les opérations de transformation pour enfin alimenter les flux sortants.

Filons la métaphore en l’applicant à notre domaine privilégié : la production de publications.

Arrivée des matières premières

En matière de publication, en quoi consiste la matière première ?
Il peut s’agir des éléments graphiques proposés par une agence (ex. une charte graphique), les réglages d’impression fournis par un imprimeur, des contenus de type texte soumis par un auteur dans le cas d’un livre ou d’une revue, de descriptions produits réalisées par le service marketing d’un fournisseur et des visuels [1] qui seront utilisés dans la publication.

Un portail de production doit ainsi être prêt à accueillir ces flux en provenance de sources externes que ce soit les studios photo, les fournisseurs, les auteurs, etc.

Dans le monde physique, les camions s’arrêtent aux quais de livraison. Nos clients privilégient eux aussi des solutions à base de zones de dépôt qui laissent les fournisseurs en dehors de leur système d’information. C’est bien de gérer des droits d’accès fins, mais encore faut-il en avoir le temps.

Les fournisseurs au sens large peuvent ainsi utiliser un lien privé qui leur permet de téléverser leurs éléments qui rentrent alors dans une zone tampon en attendant le contrôle qualité.

Une autre solution consiste à mettre en place des flux interapplicatifs comme nous l’avons évoqué dans L’usine Simple Workspace : Enjeu d’interopérabilité.

Quelques étapes de contrôle sont ensuite effectuées de façon automatisée lorsque c’est possible, pour valider la qualité de ces éléments entrants avant de les mettre à disposition des fabricants.

Opérations de transformation

La fabrication d’une publication nécessite la coopération de plusieurs métiers internes ou externes. [2]

À travers la gestion du télétravail notamment, les conditions sanitaires ont été un révélateur de la maturité numérique des entreprises. Les organisations seront amenées à faire réaliser de plus en plus de tâches en dehors des locaux de l’entreprise.
Elles continueront aussi de recourir à l’expertise de leurs prestataires externes : Photograveurs, traducteurs, maquettistes, autant d’acteurs qu’il est nécessaire de connecter à l’outil de production.

Tout l’intérêt du portail Simple Workspace est de pouvoir centraliser l’ensemble des éléments de production pour orchestrer le travail des acteurs internes et externes, en toute sécurité, dans le cadre d’étapes d’un workflow collaboratif bien défini.

Par exemple, un photograveur pourra ainsi être notifié pour intervenir au fil de l’eau sur la chromie des visuels choisis à l’aide des couleurs de référence de l’échantillon qui lui auront été transmises, sans attendre que les pages soient finalisées par l’équipe du studio.

A noter : Simple Workspace est une “usine” agile qui peut soutenir les processus créatifs pour produire aisément des exemplaires uniques et très ciblées.

Flux sortants

Lorsque le travail collaboratif a fait son œuvre, que la partie prépresse prémédia de la publication a été validée, la phase de diffusion peut démarrer.

Dans le cas du Print, l’imprimeur peut lancer l’impression, par cahiers [3] dans le cas de publications à forte pagination pour gagner du temps, et procéder à l’expédition voire au routage. J2S travaille avec des partenaires qui offrent des possibilités intéressantes d’adressage et de suivi des commandes de façon à optimiser l’usage des supports imprimés [4].

Les flux de données multilingues peuvent également mettre à jour le back-office qui publiera les offres sur son site e-commerce [5].

 

Si vous aussi vous souhaitez piloter la production en y associant vos parties prenantes internes et externes, n’hésitez pas à nous contacter ; nous serons ravis d’échanger !

Richard Loubéjac,
Cofondateur de J2S

1- : Il est intéressant de noter l’impact du e-commerce sur la production photo avec un nombre moyen de visuels par produit en augmentation constante. Une étude citée par eMarketer indique que, selon la tranche d’âge, les acheteurs en ligne américains ont besoin de voir 5 à 8 images par produit.

2- : Pour les aspects fonctionnels, nous vous suggérons de consulter les articles : Déroulé d’un projet de publication B2B , Conception de catalogue, Comment le marketing produit industrialise ses fiches produits multilingues, et d’autres encore.

3- : Un cahier permet à l’imprimeur d’optimiser la consommation de papier en positionnant les pages de façon à ce que celles-ci, une fois pliées et massicotées se retrouvent dans le bon ordre dans l’ouvrage imprimé.

4- : L’expérience montre que la qualité du suivi de l’expédition influence l’utilisation effective des supports de com imprimés, notamment dans les points de vente où un grand nombre de PLV/ILV peuvent finir dans une corbeille si elles ne sont pas correctement réceptionnées.